le mook Soap 28/12/2016

 
La fantasy à la télévision n’est pas une affaire strictement anglo-saxonne : ainsi, à l’aube des années 1990, la chaine privée italienne Canale 5 a proposé sa propre variation sur le thème du merveilleux, en partie inspirée de son patrimoine folklorique. Si le résultat en carton-pâte et cacheton (Jean-Pierre Cassel, Ursula Andress entre autres) était loin de l’être, La Caverne de la Rose d’Or valait bien qu’on s’y attarde un peu (surtout si vous étiez coincé devant M6 un jour férié pluvieux).

Voilà un fait qui ne manquera pas de plonger ceux qui connaissent l’intéressé dans une profonde perplexité : Lamberto Bava a adapté du Italo Calvino, le grand écrivain italien qui passait le fantastique au prisme de l’Oulipo. Et le résultat de cette adaptation n’est autre que la série de téléfilms dits « de prestige » — terme à manier avec des pincettes dès qu’il s’agit de l’ami Lamberto, mais on y reviendra — Fantaghiro, connue dans nos contrées sous le titre La Caverne de la rose d’or. Tout cela, bien sûr, souffre quelques explications, et aussi quelques nuances.

Pour commencer, il n’est pas tout à fait exact d’affirmer que le conte Fantaghiro, qui a offert son sujet à la série, est d’Italo Calvino au sens strict. Du moins, pas plus qu’on ne peut dire que Cendrillon est un conte de Grimm. Le romancier a en effet effectué dans les années 50 un travail de collecte de contes populaires nationaux dans une démarche semblable à celle qui avait guidé, un siècle plus tôt, les deux linguistes allemands. À l’origine de cette aventure, il y avait une commande de la radio italienne ; mais le corpus ainsi constitué finit par devenir un ouvrage imprimé, récompensé du prix Bagutta en 1959 (un équivalent milanais de notre « prix de Flore »). Fantaghiro, Personna Bella (titre complet) n’occupe pas plus de quelques pages en édition de poche, comme la plupart des contes de ce type. Et il n’est pas inutile d’en résumer l’histoire avant de retourner à la télévision et à Lamberto Bava.

visuel sous titre 1 La Caverne de la Rose d’Or
 

Un proto-Princesse Saphir ?

La belle Fantaghiro est la plus jeune et la plus belle fille d’un vieux roi, en guerre contre le royaume d’à côté. Trop vieux pour aller en découdre lui-même, il devrait s’en remettre à ses fils pour guider son armée… s’il en avait. Mais ce n’est pas le cas, et le voilà désespéré avec son gynécée sur les bras. Toutefois, l’aînée se propose d’assumer le rôle de général. Le roi accepte, à cette condition : elle ne devra jamais montrer qu’elle est une femme, ne serait-ce que par des mots – sans quoi, c’est le retour au bercail illico. Comme on peut s’y attendre, ce premier voyage est de courte durée : la princesse, toute caparaçonnée, ne peut s’empêcher d’évoquer à haute voix le tissage de la laine en traversant un champ de roseaux (on se demande bien pourquoi, mais apparemment, c’est presque inévitable). Retour à la case départ, donc. Sa cadette fait alors la même proposition, que le roi accepte sous les mêmes conditions. Mais elle a beau progresser un peu plus loin que son aînée, sa part féminine la trahit avant l’arrivée en terres ennemies.
 

Fantaghiro dans La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

Fantaghiro dans La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

Reste alors la jeune et belle Fantaghiro (parfois écrit Fanta-Ghiro). Celle-ci se montre bien plus habile et persévérante dans ce jeu de dupes. Une fois en terres ennemies, elle demande à rencontrer le roi avant de se lancer dans la bataille. Celui-ci est un très beau jeune homme, qui tombe immédiatement sous son charme. Pour lui, c’est une femme, à n’en pas douter, et la plus belle qui soit. La suite du conte repose sur les vaines manigances de la reine-mère pour amener Fantaghiro à se trahir. Au final, la princesse tiendra bon (elle aura tout de même très chaud quand on lui proposera de prendre un bain en public), la guerre sera évitée, et Fantaghiro épousera le roi ennemi. Tout est bien qui finit bien, et on aura les siècles à venir pour décider s’il s’agit d’un conte féministe ou au contraire totalement machiste.
 

visuel La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

 

visuel sous titre 2 La Caverne de la Rose d’Or
 

 

Du conte à la fantasy

Les Français, avec leur manie de récupérer des expressions anglaises pour un oui ou pour un non, se sont inutilement compliqué la vie avec le genre que l’on appelle désormais fantasy. Pour les Anglo-saxons, le terme de fantasy est très large, et englobe tout ce qui relève d’une certaine imagerie pseudo-médiévale ou antique, dans laquelle la magie est une donnée de départ. Contrairement au fantastique où le surnaturel constitue une source d’étonnement, une violation des règles du monde tenant lieu de cadre, le merveilleux l’accepte comme un matériau de base. Rencontrer une sorcière, un fantôme, une fée, un guerrier-zombie n’est donc pas anormal. Cette définition permet de ranger dans le même sac certains contes, des chansons de geste, du roman courtois, et bien sûr, toute la littérature spécialisée qui a fleuri depuis la fin du XIXe siècle et, de manière plus prolixe, au début XXe.(On a coutume de considérer La Fille du Roi des Elfes de Lord Dunsany, sorti en 1924, comme le prototype du roman de fantasy au sens où on l’entend aujourd’hui.)

Les Français, eux, ont la manie des catégories ; il n’était donc pas question de ranger dans la même case Cendrillon et Conan le barbare — ne serait-ce que pour l’incongruité qu’il y aurait à parler de « merveilleux » à propos d’un guerrier bodybuildé. D’où, sans doute, la récupération du terme anglais fantasy pour désigner principalement les créations modernes, pour ainsi dire « conscientes de leur genre ». Mais même ainsi, le curseur demeure difficile à placer, car il y a aussi du merveilleux contemporain (à commencer par Harry Potter). Est-ce le niveau de violence, le public-cible (fantasy pour ados/adultes, merveilleux pour les enfants), ou d’autres critères plus flous qui permettent de déterminer l’appartenance d’une œuvre à telle ou telle catégorie ? On ne tranchera pas ici. Et en ce qui concerne le Fantaghiro télévisé, on a sans doute un pied dans chaque sabot. Dans son essence, il s’agit de merveilleux dans son sens « français » le plus classique, mais son traitement, pourtant, relève de la fantasy dans son acception actuelle : tous les ingrédients sont là, inutile de finasser.

visuel La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

visuel sous titre 3 La Caverne de la Rose d’Or
 

Lamberto Bava : un choix inattendu

Pour donner corps à ce merveilleux et le mettre en images, Bava était un choix rêvé. Après tout, ce génie de l’éclairage et des ambiances n’avait-il pas magnifié la nouvelle de Tolstoï La Famille du Vourdalak, gorgée de folklore russe, dans son segment des Trois Visages de la peur ? Du moins, Mario Bava constituait ce choix idéal. Seulement, en 1991, quand l’adaptation de Fantaghiro est mise en branle, Mario Bava est mort depuis 11 ans. Reste cependant son fils Lamberto, dont on pouvait alors — et hélas — difficilement dire qu’il était son héritier sur le plan artistique. Plutôt spécialiste du film d’horreur, Lamberto Bava s’était fait un nom avec Macabro (grand hit des vidéoclubs dès le début des années 80) ou encore Démons 1 et 2. S’il fallait chercher une logique au choix de Lamberto Bava, on pourrait citer son téléfilm de 1988 Le Château de l’ogre, qui oscillait entre horreur et conte de fée (avec un final fabuleux où l’ogre du titre se faisait écraser par la marche arrière d’une Fiat Panda). Tiré par les cheveux ? Pas forcément. À défaut de savoir lui donner corps, on sentait dans ce téléfilm (temps fort des Accords du Diable, émission sur La 5 dévolue au cinéma fantastique et d’horreur), que le « fils de » aimait le féérique autant que le sang.

Il est difficile de porter un jugement de valeur sur la production de Lamberto Bava ; si l’on s’en tient aux faits bruts, il pourrait être tentant de le considérer comme un nul absolu et de s’en tenir là. Toutefois, l’arbitraire sidérant, le n’importe quoi généralisé qui constituent la colonne vertébrale de ses films donnent parfois naissance à une indiscutable étrangeté, dont il n’est peut-être pas utile de trancher si elle est oui ou non le fruit du hasard. Lamberto Bava pour une œuvre de fantasy, alors ? Cela valait peut-être le coup d’essayer. Ou pas.

question-de-titre
 

 

Question de titre

Comme précisé en préambule, Fantaghiro n’est pas à proprement parler une série, mais plutôt un ensemble de cinq téléfilms tournés entre 1991 et 1996 — chacun découpé en deux parties. Son titre français, La Caverne de la rose d’or fait allusion à l’une des péripéties du premier volet. En effet, il va sans dire que le conte d’Italo Calvino, en l’état, ne donnait pas forcément matière à un téléfilm de 2 h 30. Voilà pourquoi les scénaristes se sont permis de rallonger la sauce avec zèle. Dans cette version télévisée, la situation de départ est identique : un pays sur le point d’entrer en guerre avec son voisin, et un roi sans descendance masculine. Seulement, les choses sont ici un peu plus tendues. Quand naît Fantaghiro, le roi, déjà papa de deux filles, s’attendait à un garçon. Fou de colère et de chagrin (la reine est morte en couche), il décide de sacrifier l’enfant à une bête monstrueuse nichée dans une grotte. C’est la fameuse « caverne de la rose d’or ». Tout n’est d’ailleurs pas parfaitement clair à ce stade, puisqu’au lieu de laisser la fameuse bête agir, le roi entend trucider lui-même son enfant damné (il aurait donc peut-être été plus malin de faire ça ailleurs, mais passons). Heureusement, la jolie fée blanche incarnée par Angela Molina intervient pour arrêter le geste du roi. Celui-ci, plein de repentance, retourne avec le bébé à la cour. Il est probable que les distributeurs français ignoraient que des suites seraient mises en chantier, et du reste, le nom de « Fantaghiro » n’évoquait rien pour le public hexagonal. D’où, sans doute, le choix de ce titre, pas vilain au demeurant, mais rapidement en décalage avec le contenu de l’action.
 

visuel scène La Caverne de la Rose d’Or

La Caverne de la Rose d’Or – Canale 5

 
visuel sous titre 4 La Caverne de la Rose d’Or
 

 

Foire médiévale

Il est assez difficile de qualifier le style visuel voulu par Lamberto Bava sur le premier téléfilm. La toute première séquence, montrant un combat de chevaliers en pleine nuit, est un plagiat sans vergogne de la scène d’introduction du film Excalibur de John Boorman. En cela, l’ami Lamberto renouait avec la tradition du cinéma « de genre » italien des années 70 et surtout 80, principalement constitué de photocopies plus ou moins réussies des grands succès hollywoodiens. Les bruits, le cadrage, le look global, l’éclairage, la gestion des mouvements : tout y est ! C’est un pompage tellement assumé que cela en devient délicieux plutôt qu’embarrassant. En revanche, dès que l’on pénètre dans la cour du roi, les choses changent du tout au tout. Les costumes louchent cette fois davantage du côté de la reconstitution médiévale à Provins, avec un roi (Mario Adorf, acteur germano-italien aussi à l’aise dans le polar de série B transalpin que chez Volker Schlöndorff) affublé d’une couronne très ostensible. Les éclairages, de leur côté, pourraient évoquer l’œuvre du grand Luciano Tovoli (en tous les cas, son incursion chez Dario Argento) — à condition d’avoir un peu forcé sur le chianti : il y a beaucoup de bleu, beaucoup de rouge, mais hélas pas le moindre début de mystère. Il est évident que Lamberto Bava avait les baroques Inferno et Suspiria de Dario Argento en ligne de mire, mais cette esthétique ne constitue toutefois qu’une petite respiration dans le téléfilm. Tout le reste (ou pas loin) va se jouer sous une lumière bien plus crue, avec un aspect carton-pâte prononcé dont on ne sait s’il est totalement désiré.

visuel 3 La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

Alors que Fantaghiro (Fantagaro en VF) devient une belle jeune femme (et pour cause : elle est interprétée par la magnifique Alessandra Martines), Lamberto Bava opère un curieux mélange, pas forcément mal vu, entre le Angélique de Bernard Borderie et le merveilleux en effets spéciaux garantis sans numérique à la Ray Harryhausen (toute proportion gardée, bien entendu). Il y a de charmantes trouvailles, comme une pierre qui parle ou un étrange cavalier blanc auquel Fantaghiro fera part de sa difficulté à assumer un rôle de femme soumise au bon vouloir des hommes.

Les limites de Lamberto Bava sont visibles à chaque séquence : ce qui devrait être épique n’est jamais, au mieux, qu’un peu moins statique que tout le reste. Les décors naturels (majoritairement situés en République tchèque, ponctuellement en Thaïlande) sont fort mal exploités, donnant l’impression de revoir encore et encore les mêmes bouts de forêt, le même plan d’eau, les mêmes rochers… Il y a dans le cadre quelque chose d’étriqué, de plat, qui nous maintient bien à l’écart de ce qui aurait pu, au fond, devenir une vraie fresque. Quant aux effets spéciaux dus au pourtant doué Sergio Stivaletti, ils étaient déjà passablement ringards en 1991 : pour prendre les choses du bon côté, ils n’ont pas pris une ride.

Ceci posé, on ne peut s’empêcher de faire preuve d’indulgence. Si le spectacle est assez piètrement mené, il n’est pas avare en idées ; le combat de Fantaghiro contre une épée lumineuse volante, par exemple, est sans doute à même de laisser une jolie empreinte dans les souvenirs d’un jeune spectateur. Le récit en lui-même n’est pas si mal développé, et Gianni Romoli, le scénariste, arrive à respecter la trame du conte tout en multipliant les péripéties et en développant certains thèmes — comme le féminisme de son héroïne. Ce qui est certain, c’est qu’entre les oies qui parlent et les quiproquos à répétition, il se passe toujours quelque chose.

visuel sous titre 5 La Caverne de la Rose d’Or

« Tire la bobinette, et la séquelle cherra »

Dans cette version télévisuelle du conte, ce sont les trois sœurs qui partent à la guerre ensemble. Mais si les deux grandes ont beaucoup de mal à jouer les guerrières, Fantaghiro, affublée d’une coupe à la Mireille Mathieu (c’est peut-être davantage Jeanne d’Arc que la coiffeuse avait en tête), est comme un poisson dans l’eau au milieu des armures et des épées. On retrouve d’autres temps forts du conte, comme ce moment où le jeune roi propose à Fantaghiro de piquer une tête dans la rivière pour la pousser à se démasquer ; mais plutôt que de se défiler complètement, l’intrépide héroïne poussera le bellâtre à l’affronter dans un combat d’escrime. Et au final, croyez-le ou non, ce premier volet forme un tout plutôt sympathique.

Les épisodes suivants, évidemment, n’ont absolument plus rien à voir avec le folklore ou Italo Calvino : on est dans le délire pur, et dans une fantasy qui annonce peut-être davantage Xena et consorts : créatures gobelinesques (et on ne parle pas des musiciens du groupe Goblin, gros pourvoyeur de BO pour Argento), femmes-arbres, chevaliers noirs, hommes-champignons, sorcières badass. Il y a toujours autant d’imagination dans les situations (c’est l’esprit fumetti, des comic books italiens, en action), mais la sauce ne prend pas toujours bien… et quelques scènes n’échappent pas au ridicule pur et simple, même avec la meilleure volonté du monde, des yeux d’enfants, une bonne cuite ou une grippe carabinée. Le film Labyrinth, avec David Bowie en Roi des Gobelins, semble être une inspiration assez évidente, mais Bava n’est pas davantage Henson que Boorman. Et pour dire les choses de manière un peu abrupte, il y a plus de magie visuelle dans un plan de Fraggle Rock (même s’il y a Michel Robin de la Comédie-Française dans le champ) que dans tous les Caverne de la rose d’or.

Comme dans le premier volet, où Jean-Pierre Cassel interprétait un général en roue libre, les quatre Fantaghiro suivants constituent un défilé de guest-stars. Brigitte Nielsen, Ursula Andress ou Horst Bucholz, donnent la réplique à des « gueules » plus ou moins célèbres comme Marc de Jonge (l’homme à qui une publicité pour le Boursin aura permis de jouer pour Spielberg puis, consécration absolue, dans Rambo 3 en militaire soviétique). Lamberto, dont on ne peut pas dire que la direction d’acteur soit son point fort, ne parvient pas à endiguer un cabotinage généralisé touchant l’ensemble du casting — à l’exception de son actrice principale qui se contente de mal jouer avec une relative sobriété. La version française n’arrangeait rien, quand bien même les acteurs francophones se doublaient eux-mêmes.
 

visuel 2 scène La Caverne de la Rose d’Or

scène de La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

 
visuel 5 de La Caverne de la Rose d’Or (Canale 5)

visuel sous titre 5 La Caverne de la Rose d’Or
 

 

Brigitte forever

S’il est compliqué de défendre La Caverne de la rose d’or sur le plan artistique, cette contribution européenne à la fantasy n’était certainement pas indigne — au moins dans ses intentions. Destinée à un plus jeune public que les expériences télévisuelles qui ont suivi — on reste, malgré tout, dans la féérie, avec une violence graphique réduite à son expression la plus symbolique — la série remplissait son contrat sans brio, mais avec une évidente bonne volonté. Regarder les dix téléfilms (La Princesse rebelle, La Sorcière noire, La Reine des ténèbres, L’Empereur du mal et Le Retour de Fantaghiro, chacun en deux parties) d’affilée relève probablement de la torture psychologique pour un spectateur de 2016 ; mais de manière plus homéopathique, c’est une expérience tout à fait envisageable.

Notons enfin que si, en France, ces téléfilms sont devenus de vagues serpents de mer mémoriels pour les nostalgiques de bizarreries télévisuelles, il en va tout autrement en Italie. La diffusion du premier épisode avait rassemblé 6,5 millions (soit 27,5 % de parts de marché) de spectateurs le 22 décembre 1991 : un record à l’époque. Et un spectacle de Noël autrement plus ambitieux que La divine Sieste de papa avec Carlos. Soyons décadents et réhabilitons La Caverne de la rose d’or ! Ne serait-ce que pour voir Brigitte Nielsen revenir à la fantasy après Kalidor dans ses atours les plus SM ; ou, plus simplement, pour le maelstrom spatio-temporel que constitue la présence de l’ex-femme de Claude Lelouch dans une œuvre de Lamberto Bava.
 

Billet d’Éric Senabre

 
Cet article est extrait du Soap n°5 – Game of Thrones

©SoapEditions

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